Sibilla Aleramo traduction Pierre-Paul Plan , Le Passage, suivi de Transfiguration
“ « Je meurs d’amour ! » Peux-tu nier que j’agonise, même si tu sais et si, blême, tu dis que d’autres fois, pour d’autres, j’ai déjà cru mourir ? d’autres fois, c’est vrai, c’est vrai. Comme maintenant, je me donnais toute, jusqu’à mon dernier souffle. Peut-être seulement pour cela, j’ai pu toujours renaître. J’offrais en holocauste à la créature mon esprit plein de désir et de douleur, j’offrais mon spasme de création, celui qui s’élève éternellement neuf dans le temps, comme le psaume du croyant.Je sers la vie avec mon agonie plus que toi qui te résignes, en ton engourdissement. ”
