Résumé

Portrait de Laurent Mourguet Laurent Mourguet Le Déménagement de Guignol

Guignol, en dedans. — Gnafron serre ta cravate.
Gnafron. — Porquoi donc !
Guignol, en dedans. — Pour que les bardanes ne t’entrent pas dans le cotivet.
Gnafron. — J’y suis t’habitué, elles vont faire une reconnaissance avec les miennes ; il sort du côté opposé.
Guignol, une paillasse sur le dos. — V’la ma paillasse, c’est là-dessus que je me raffine comme un fromage d’chèvre.
Gnafron. — Ta ben une jaulie fletille ! il entre dans la maison.
Guignol. — Va donc vite au lieu lieu te lantibarder, il sort.
Gnafron, avec une petite paillasse. — En v’là une que n’est pas rien si bien garnie.
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Portrait de Laurent Mourguet Laurent Mourguet Le Déménagement de Guignol

Guignol. — Ma table a bascule y a le père Gnafron l’année dernière pour la Niel que lui eu mis une sempotte dessus, çà la éclappé.
Vautour. — Plus de table... Je me rattraperai sur votre beau miroir antique.
Guignol. — Pas de veine ; y a fait si chaud cette année, que je l’ai vendu pour, boire à la glace.
Vautour. — Mais il ne vous reste donc rien.
Guignol. — Rien, même moins que rien.
Vautour. — Eh bien, ne fusse que la paillasse de votre lit, elle sera vendue.
Guignol. — Eh ben ! celui qui l’achètera pourra se gratter, y a plus de puces que de paille dedans, m’n’ami tout buge.
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Portrait de Laurent Mourguet Laurent Mourguet Le Déménagement de Guignol

Guignol, en scène. — Fait attention, Gnafron.
Gnafron. — T’as de gouttières, ta paillasse est z’humide.
Guignol. — C’est la paillasse de mon Besson, y coule toujours la lessive dans ce mois, il rentre.
Gnafron. — Fait lui boire du sang de darbon, il sort.
Guignol, avec un matelas, il le pose. — Quand on a de l’ustuque on a toujours de bons urstensiles de couchaison, l’été je fréquente les tondeurs de cabots, je mouche le poil, j’en fais un matelas, les puces que sont dedans, remplacent le sommier z’élastoque, il reprend son matelas.
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