Laurent Mourguet,
Le Déménagement de Guignol
“ Guignol, en dedans. — Gnafron serre ta cravate. Gnafron. — Porquoi donc ! Guignol, en dedans. — Pour que les bardanes ne t’entrent pas dans le cotivet. Gnafron. — J’y suis t’habitué, elles vont faire une reconnaissance avec les miennes ; il sort du côté opposé. Guignol, une paillasse sur le dos. — V’la ma paillasse, c’est là-dessus que je me raffine comme un fromage d’chèvre. Gnafron. — Ta ben une jaulie fletille ! il entre dans la maison. Guignol. — Va donc vite au lieu lieu te lantibarder, il sort. Gnafron, avec une petite paillasse. — En v’là une que n’est pas rien si bien garnie. ”
