J.-X. Lirou-Bastide, Mandragores, poésies par J.-X. Lirou-Bastide (1854)
“ Une fleur dont l'hiver entre ses doigts de glace Ne saurait étouffer la racine vivace, Tant ses fauves rejets la cramponnent au sol. Sa tige aux bras velus, cylindrique, herbacée, Après un long sommeil ressuscite, élancée, Quand sur les Mahaleb chante le rossignol. Ses feuilles, deux à deux et souvent inégales , S'allongent au printemps, grandes, molles, ovales. Luride est leur aspect, un vert sombre les teint; Et le pâle reflet qui parfois les anime Semble un de ces rayons qui nagent sur l'abîme, Ou l'éclat d'un soleil d'automne qui s'éteint. ”
