Pierre Corneille,
Oeuvres de J. Racine et de P. et T. Corneille…
(1847)
“ Cependant je ne puis servir elle ni vous Sans de l'une ou de l'autre allumer le courroux. Je plaindrais un amant qui souffrirait mes peines, Et, tel pour deux beautés que je suis pour deux reines Se verrait déchiré par un égal amour, Tel que sont mes respects dans l'une et l'autre cour : L'ame d'un tel amant, tristement balancée, Sur d'éternels soucis voit flotter sa pensée; Et, ne pouvant résoudre à quels vœux se borner, N'ose rien acquérir, ni rien abandonner : Il n'aime qu'avec trouble, il ne voit qu'avec crainte; Tout ce qu'il entreprend donne sujet de plainte ”
