Georges Isidore Barthe,
Drames de la vie réelle
“ Julie, depuis son arrivée à Sorel, n’avait pas reçu de lettre de son mari, mais il n’y avait, en cela, encore rien d’alarmant, car en ce temps-là, une lettre de Québec à Sorel ne se rendait à destination, qu’après plusieurs jours et, qui sait, se disait la jeune femme, si son mari, au lieu d’écrire, ne lui ménageait pas une heureuse surprise en venant lui-même ?...... Hélas ! la pauvre enfant se faisait une amère illusion, car elle ne devait jamais revoir, vivant, celui dont, insondables décrets de la providence, la cruelle destinée devait lui créer un deuil tragique. ”
