Prosper-Victor Châteauneuf

Résumé

Prosper-Victor Châteauneuf Le Pamphlétaire jugé par lui-même… (1868)

Il est dans le sentiment intime d'une conscience pure, dans la grandeur du devoir accompli, dans l'expression de la foi et l'élan de la charité ; il est enfin dans le mérite du sacrifice fait pour le ciel de sa pensée, de ses œuvres et de sa vie par le renoncement d'une éternelle obéissance.
Pour lui, l'honneur vient de Dieu. S'il a Dieu, s'il a les âmes, le prêtre marche dans la paix vers ses lins sublimes ; et alors il a l'honneur et il a la gloire, et rien au monde ne peut lui ravir ces inappréciables bienfaits.
Source : Gallica

Prosper-Victor Châteauneuf Le Pamphlétaire jugé par lui-même… (1868)

Ni les cris de la conscience du prêtre, ni les excuses de l'ignorance, ni les égards pour la faiblesse, ni la pitié pour l'égarement, rien ne peut dominer sa passion pour le châtiment. Et les plaies qui vont s'ouvrir au cœur des condamnés, et les larmes de tant de familles qui seront humiliées par l'opprobre, tombent inutiles et se dessèchent en face de l'inexorable rigueur de celui qu'ils sont obligés d'appeler toujours leur pasteur et leur père. Il n'y a envers eux ni grâce dans le cœur, ni trêve ni merci dans le ressentiment : il reste implacable dans la vengeance de ses droits..
Source : Gallica

Prosper-Victor Châteauneuf Le Pamphlétaire jugé par lui-même… (1868)

Mais cette tâché si pénible au cœur était, d'ailleurs, pleine de difficultés et de périls; et je comprends que quoique bien résolu à l'entreprendre, l'abbé Bergé s'obstine à ne pas chercher en lui-même la preuve de son innocence.
Car il doit se sentir bien petit l'homme livré à toutes les faiblesses de son esprit et de son cœur, lorsqu'il se montre seul à l'homme et qu'éloigné de son Dieu, il vient combattre, avec l'orgueil, ce qu'il y a de plus beau dans l'âme du prêtre et qui fait sa vie, je veux dire la foi et l'obéissance.
Source : Gallica

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