Résumé

Paul de Narp. (24 juin 1844.) (1844)

A cet âge, déjà l'enfance s'évanouit, l'adolescence s'éveille, on discerne entre ces deux crépuscules les linéaments de l'avenir. L'oeil attentif d'une mère n'a plus seulement son amour pour y chercher des espérances ; il découvre, il voit, il jouit. O instabilité des choses les plus sûres ! O dureté incompréhensible et adorable de la bonté divine ! Dieu est-il donc tellement touché de ce qui est beau qu'il se penche pour le voir, et qu'il ne puisse se résoudre à nous le laisser ?
Source : Gallica

Paul de Narp. (24 juin 1844.) (1844)

Dieu ne pouvait-il dénouer le noeud de la vie au lien de le briser ?
Les hommes qui n'ont pour s'éclairer que la lumière de ce monde, ne sauraient rien répondre à ces questions ; les enfants de Dieu en connaissent le mystère. Ils savent que le monde a été sauvé par le sang et la douleur, et que tout chrétien est appelé à contribuer à son salut par la même voie. Ils savent qu'une mère était debout sur le Calvaire au pied de la croix, et ils ne s'étonnent plus de souffrir, encore que leur coeur défaille en accomplissant cette grande loi à la suite de Dieu même.
Source : Gallica

Paul de Narp. (24 juin 1844.) (1844)

Jeunes gens, ses condisciples et ses amis, les années plus puissantes que la mort vont vous séparer de lui bien davantage. Elles vous emporteront loin de votre enfance et loin de vous-mêmes ; mais quelquefois, dans l'entraînement de la vie, tournez les yeux vers cet asile de paix et de prières où vous avez couché l'un des vôtres, vers ce fleuve riant qui vous l'a tout à coup ravi
Source : Gallica

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