Victorin Lelièvre

Résumé

Victorin Lelièvre Les Blessés de juillet à la nation… (1831)

A PHILIPPE 1er, ROI DES FRANÇAIS. Sire,
Si le roi le savait ! tel fut le cri que les opprimes, ré pétaient sous l'ancienne monarchie.
Le roi le saura ! tel est le cri que le peuple répète aujourd'hui.
Cette voix du peuple, vous l'entendrez , sire , car jadis si la vérité arrivait difficilement jusqu'au trône, le trône occupé par Votre Majesté ne craint pas de se voir entouré d'une population citoyenne.
La liberté a opéré ces prodiges.
La liberté ! ce nom sacré a fait la révolution de juillet; pour elle les enfans de Paris ont sacrifié leur vie, leur fortune, pour elle ils ont su mourir.
Source : Gallica

Victorin Lelièvre Les Blessés de juillet à la nation… (1831)

Aux journées immortelles de juillet on les a vues braver les feux de la mitraille, entrelacer de leurs bras délicats la pièce meurtrière qui envoyait la mort ; on les a vues accompagner les êtres qui leur étaient chers, et sur le terrain qu'ils rougissaient, courber leur tête pour épancher le sang des braves qui tombaient, pour soigner leurs blessures. On les a vues dans ces ambulances improvisées,
porter aux blessés les secours les plus touchans, calmer leurs souffrances par les plus douces attentions.
Source : Gallica

Victorin Lelièvre Les Blessés de juillet à la nation… (1831)

Trop de combattans perdirent la vie à cette attaque périlleuse : si la patrie a des larmes pour tous, long-temps elle pleurera ces intrépides jeunes hommes, élèves de l'école polytechnique, dont les premières armes furent consacrées à la défense de la liberté, et qui, à l'entrée d'une carrière que leur génie et leur valeur eussent si noblement parcourue, moururent... au milieu de leurs frères, de leurs amis, de leurs concitoyens , de la mort des braves...
Source : Gallica

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