Résumé

Achille Leroy La Revanche du prolétariat

Les malheureux ! c’est le travail qui les tue, ce travail, leur unique ressource, qu’ils ont prodigué sans compter, peinant des douze, treize et quatorze heures par jour, alors que, pour répondre aux besoins du marché, la journée de huit heures — réclamée par le socialisme des deux-mondes — aurait suffi et au-delà. Et ils en demandent encore, toujours, même lorsqu’il n’y en a plus. C’est parce qu’ils ont pendant des mois et des années trop abattu d’ouvrage qu’ils sont aujourd’hui sans salaire ou sans pain.
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Achille Leroy La Revanche du prolétariat

Parcourez ces villages en ruines, regardez ces chaumières en feu, contemplez ces champs dévastés et couverts de cadavres, et dites-nous, chauvins imbéciles, si les guerres, les guerres de conquêtes,ne sont pas les plus monstrueux des crimes.
Un seul genre de guerre, en notre époque encore barbare, est légitime : c’est la guerre du travailleur contre le capitaliste, de l’opprimé contre l’oppresseur : la guerre sociale.
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Achille Leroy La Revanche du prolétariat

Homme de la nature, écoute ! Ton besoin est ton seul maître, ton seul guide. Sens-tu s’allumer dans tes veines un feu secret à l’aspect d’un objet charmant... La nature a parlé, cet objet est à toi : jouis (!) Tes caresses sont innocentes, tes baisers sont purs. L’amour est le seul titre de la jouissance, comme la faim l’est de la propriété [4] .
« Arrêtons-nous ici, » car je vois le bourgeois pudibond — ce pilier de morale — se voiler la face.
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