Achille Leroy, La Revanche du prolétariat
“ Les malheureux ! c’est le travail qui les tue, ce travail, leur unique ressource, qu’ils ont prodigué sans compter, peinant des douze, treize et quatorze heures par jour, alors que, pour répondre aux besoins du marché, la journée de huit heures — réclamée par le socialisme des deux-mondes — aurait suffi et au-delà. Et ils en demandent encore, toujours, même lorsqu’il n’y en a plus. C’est parce qu’ils ont pendant des mois et des années trop abattu d’ouvrage qu’ils sont aujourd’hui sans salaire ou sans pain. ”
