Résumé

Jean Garnier Nouveau manuel complet du ciseleur… (1903)

Du dessin à la ciselure
Si voulez devenir fort, dessinez. C'est, je crois, Benvenuto Cellini qui a dit : « On n'exécute jamais mal quand on dessine bien. »
Il n'y a pas moyen de composer sans le dessin.
Un artiste ne prend sa place dans la grande phalange artistique, qu'à la condition d'être lui. L'amoindrissement de la ciselure dans l'opinion tient surtout à cela, qu'au lieu d'être elle, les modernes spécialistes, gens de main seulement, en ont fait le plus souvent une très humble vassale de la sculpture qui nettoie et pare celle-ci, comme une femme de chambre pare sa maîtresse.
Source : Gallica

Jean Garnier Nouveau manuel complet du ciseleur… (1903)

Lorsqu'un morceau a été mené trop vite à la pile, soit que cette dernière soit trop chargée en zinc ou en acide, il y a ce que les chimistes nomment une précipitation tumultueuse, et le métal alors manque de corps et d'homogénéité, il est rêche à planer, et, chose assez bizarre, il est rêche et il est mou : puis, trop plané à l'outil, il se détache des petites pailles ; surtout quand il a été mené trop vivement à la pile, il y a dessous et dans l'épaisseur de la métallisation des gros et petits grains
qui donnent une inégalité au plané.
Source : Gallica

Jean Garnier Nouveau manuel complet du ciseleur… (1903)

Nous avons dit que le creux en cuivre, devant s'emparer de la forme générale d'une ronde-bosse, présente bien plus de difficultés que la matrice en fonte de fer, n'agissant toujours, ou à peu près, que sur une surface plane, dépouillée, ce qui est bien différent. Il est juste de dire aussi, pour le creux en cuivre, que s'il y a plus de difficultés pour la forme, il y a bien plus de ressources pour le métal. Le creux en cuivre se plane à l'outil comme un bronze ordinaire
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature