Charles Delon

Résumé

Charles Delon Le cuivre et le bronze (1877)

Le cuivre pur est d'un beau rouge; la vivacité de son éclat, tempérant l'intensité de la couleur par des reflets miroitants, donne une teinte rosée à la surface fraîchement nettoyée, à la surface telle qu'elle est mise à- nu par la cassure ou sous la lime. Mais quand la lumière se joue à l'intérieur d'un vase de cuivre poli, se brise en mille manières, rebondissant d'une paroi à l'autre, elle s'imprègne, pour ainsi dire, plus profondément de la couleur du métal, et renvoie aux yeux des reflets d'un écarlate ardent.
Source : Gallica

Charles Delon Le cuivre et le bronze (1877)

Peu à peu elles se bronzent, elles se ternissent ; une légère couche d'oxyde brun rougeâtre en éteint les reflets. —
Mais le cuivre, et c'est là ce qui constitue sa supériorité, s'oxyde beaucoup plus lentement et beaucoup moins profondément que le fer. La petite couche bronzée une fois formée est comme un vernis qui protège le métal contre une altération plus profonde ; tandis que le fer, dès qu'il est attaqué par la rouille, se ronge jusqu'au cœur. De là vient que les objets de fer d'ancienne fabrication n'ont guère laissé que des débris informes
Source : Gallica

Charles Delon Le cuivre et le bronze (1877)

Combinaisons du cuivre avec l'oxygène. Quand on veut connaître un métal, au point de vue chimique, ce qu'il importe le plus de savoir, c'est la manière dont il se comporte à l'égard de l'oxygène. — L'oxygène, partie respirable de l'air, l'air vital comme disaient les anciens chimistes, est « une substance simple et primordiale, active, répandue partout, élément essentiel de la roche solide, de l'eau, aussi bien que de l'air. » C'est lui qui alimente la combustion, entretient la respiration et la vie.
Source : Gallica

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