Henri Moissan

Henri Moissan

Résumé

Portrait de Henri Moissan Henri Moissan Le Nickel

Si l’on part, par exemple, d’un minerai contenant 5 % de nickel, souvent même beaucoup moins, et 95 % de cuivre, de fer, de soufre, d’arsenic, de silice, etc., non seulement on ne saurait enlever tous ces corps étrangers d’une seule opération, mais même on ne connaît pas de procédé qui permette de transformer, d’un seul coup, ce minerai complexe en un autre plus simple, pouvant être traité par une seule réduction.
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Portrait de Henri Moissan Henri Moissan Le Nickel

Le principe à suivre sera donc, par une série d’opérations successives, de grillages partiels suivis de fusions semi-réductrices, d’enrichir en nickel la matière première, en la débarrassant, le plus complètement possible, de certaines impuretés particulièrement gênantes et à transformer : les minerais arséniés de nickel en speiss, ne contenant plus que du nickel et du cobalt avec de l’arsenic, et de minimes quantités des autres corps ; les minerais sulfurés en mattes qui, elles, ne contiendront plus que du nickel, du cuivre et du soufre.
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Portrait de Henri Moissan Henri Moissan Le Nickel

On peut, dans le traitement par voie sèche, ou bien réduire complètement le mélange des oxydes qui se trouvent dans le minerai, mais alors on est obligé de procéder à un affinage pour obtenir le métal ; ou bien, on peut s’arranger de façon à ne réduire que l’oxyde de nickel seul, de manière à n’avoir plus dans la masse que ce dernier à l’état métallique : on l’en sépare en mettant à profit la propriété qu’il possède d’être attirable à l’aimant.
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