Théophile Gautier

Théophile Gautier

Résumé

Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier La chaine d'or (1896)

Mais dans tout ce chaos de pensées, au bout de tous ces
carrefours et de ces chemins sans issues, s'élevait, comme une morne et pâle statue, cette idée : Il faut que Plangon me rende son amour ou que je me tue.
Plangon de son côté n'était pas moins malheureuse ; l'intérêt de sa vie était détruit ; avec Ctésias son âme s'en était allée, elle avait éteint le soleil de son ciel ; tout autour d'elle lui semblait mort et obscur. Elle s'était informée de Bacchide, et elle avait appris que Ctésias l'avait aimée, éperdument aimée, pendant l'année qu'il était resté à Samos.
Source : Gallica

Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier La chaine d'or (1896)

Écoute, ô ma belle Bacchide ! et sois bonne pour moi comme tu l'as toujours été. J'aime Plangon la Milésienne, je l'aime jusqu'à la frénésie, Bacchide. Un de ses regards vaut plus à mes yeux que l'or des rois, plus que le trône des dieux, plus que la vie; sans elle je meurs; il me la faut, elle est nécessaire à mon existence comme le sang de mes veines, comme la moelle de mes os; je ne puis respirer d'autre air que celui qui a passé sur ses lèvres. Pour moi tout est obscur où elle n'est pas
Source : Gallica

Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier La chaine d'or (1896)

Ce qui vous étonne, mes beaux seigneurs athéniens, mes précieux satrapes à la barbe frisée, est une chose toute simple ; c'est que vous ennuyez Plangon qui vous amuse ; elle est lasse de vous donner de l'amour et de la joie pour de l'or ; elle perd trop au marché ; Plangon ne veut plus de vous. Quand vous lui apporteriez les dariques et les talents à pleins boisseaux, sa porte serait sourde à vos supplications. Alcibiade, Axiochus, Callimaque, les plus élégants, les plus renommés de la ville, n'y feraient que blanchir.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature