Théophile Gautier,
La chaine d'or
(1896)
“ Mais dans tout ce chaos de pensées, au bout de tous ces carrefours et de ces chemins sans issues, s'élevait, comme une morne et pâle statue, cette idée : Il faut que Plangon me rende son amour ou que je me tue. Plangon de son côté n'était pas moins malheureuse ; l'intérêt de sa vie était détruit ; avec Ctésias son âme s'en était allée, elle avait éteint le soleil de son ciel ; tout autour d'elle lui semblait mort et obscur. Elle s'était informée de Bacchide, et elle avait appris que Ctésias l'avait aimée, éperdument aimée, pendant l'année qu'il était resté à Samos. ”
