Résumé

Pour qui voter ? Bons conseils de Pierre Maçon… (1882)

Candidat, il va et vient parmi nous : député, il s'envolera.
Pierre Maçon. — En êtes-vous sûr? N'est-ce pas au contraire un homme, tel que M. Jezierski, dont la politique est la vie même, que son métier de journaliste a rendu, dès longtemps, le réceptacle de tant de confidences, le confesseur volontaire de tant de plaignants, qui, par habitude, par nature, est voué à nous servir d'intermédiaire toujours exact, d'interprète fidèle et autorisé pour nos revendications?
Source : Gallica

Pour qui voter ? Bons conseils de Pierre Maçon… (1882)

C'est bien vrai tout de même; feu mon père disait souvent : les Cornudet, il faut s'en méfier ; ils n'ont qu'une politique, se mettre toujours du côté du manche; et c'est ainsi que nous, les pauvres gens du pays, nous avons toujours été conduits par eux comme des chevaux.
Pierre Maçon. — Oui, des chevaux; tu dis bien, car c'est le terme méprisant dont se servait, l'autre jour encore, le journal de M. le comte, en parlant des ouvriers émigrants comme moi : nous sommes solides au travail et nous aimons de tout coeur la République, aussi nous ne voulons pas
Source : Gallica

Pour qui voter ? Bons conseils de Pierre Maçon… (1882)

Pierre Maçon, — En sorte, mon pauvre homme, que, parce qu'il est riche, bachelier et sous-lieutenant, il faut que nous fassions du comte un député? Riche ! mais, Dieu merci! la circonscription n'est pas à vendre. Et qui le sait mieux que toi, Marchois, toi, l'honnêteté même, qui ne voudrais pour un million faire ou dire ce qui ne te conviendrait pas.
Source : Gallica

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