Résumé

J J Roche Leçons théoriques et pratiques d'agriculture… (1825)

Voilà les moyens dont la nature se sert pour repeupler les forêts : mais s'il s'agit de quelques points où il n'y a pas de la graine et où le vent ne peut pas la porter, l'homme doit nécessairement y suppléer ; si quelques obstacles empêchent la graine d'arriver jusqu'à terre, pour pouvoir y germer et prendre racine, ou l'écartent du lieu où l'on voudrait avoir des arbres, il est indispensable de faire disparaître ces obstacles. Mais les hommes ne s'opposent-ils pas assez souvent eux-mêmes aux efforts de la nature pour reproduire les forêts ?
Source : Gallica

J J Roche Leçons théoriques et pratiques d'agriculture… (1825)

Puisque les plantes tirent une partie de leur nourriture du sol même qui leur sert d'appui, l'on ne doit pas s'étonner que ce sol s'épuise par les récoltes qu'on enlève successivement, surtout par celles des grains. De là naît la nécessité d'alterner les récoltes par des rotations bien ménagées, pour varier les proportions des terres qu'absorbent les divers végétaux. Ces faits expliquent l'action des marnes employées comme engrais.
La terre ne peut entrer dans les plantes qu'à l'état de dissolution, ou du moins d'une diffusion extrême dans l'eau qui les imbibe.
Source : Gallica

J J Roche Leçons théoriques et pratiques d'agriculture… (1825)

Il est déjà certain que la terre végétale des bois est, comme celle des prés, des champs et des vignes, un composé d'argile, de craie et de silice. Les arbres forestiers sont comme les autres plantes : quelques-uns tirent plus d'une des trois substances que des deux autres : alors cette espèce d'arbre, qui ne trouve plus dans le sol une nourriture convenable , doit languir, pendant que d'autres espèces, qui auront moins besoin de la substance déjà fort épuisée, prospéreront et s'empareront enfin de la place.
Source : Gallica

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