Résumé

Louis Gossin Manuel élémentaire et classique d'agriculture… (1868)

Le ciel, patrie mille fois plus belle encore que la France, le laboureur l'aperçoit le matin, à midi, le soir. Le roi des demeures éternelles participe sans cesse aux travaux des champs; il réchauffe la terre que la charrue vient d'ouvrir; il répand sur, la semence une pluie germinatrice; il couvre de rosée la jeune plante; il l'agite et la fortifie par le souffle aérien; il lui envoie la lumière qui fait verdir le feuillage, et la chaleur qui mûrit les fruits.
Source : Gallica

Louis Gossin Manuel élémentaire et classique d'agriculture… (1868)

Lorsque la terre est en friche, l'homme reste sauvage ; car les abondants produits du sol cultivé permettent seuls la multiplication de l'espèce humaine, et, de plus, ce sont les occupations paisibles de la vie rurale qui adoucissent nos mœurs, au point de rendre possible la vie sociale.
De là, ce sentiment de reconnaissance exagéré qui, - chez les nations païennes, a fait mettre au rang des divinités les premiers auteurs des découvertes agricoles, la terre arable, l'air qui la féconde, le fumier lui-même et l'animal du labour.
Source : Gallica

Louis Gossin Manuel élémentaire et classique d'agriculture… (1868)

C'est qu'en effet, d'une terre bien cultivée, résulte nécessairement abondance des choses les plus nécessaires; par suite, développement du travail humain sous toutes ses formes, vaste extension du commerce et de l'industrie, multiplication de toute espèce de richesses. De plus, une population rurale forte et nombreuse, telle qu'elle existe dans un pays où l'agriculture est en honneur, retrempe sans cesse par l'infusion de son sang vigoureux les populations urbaines que des occupations énervantes et le luxe tendraient au contraire à affaiblir.
Source : Gallica

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