Résumé

Hippolyte Étiennez Le livre de la phagotechnie universelle… (1852)

Les Romains croyaient l'usage da lièvre propre à
embellir le visage : selon eux, une personne qui en mangeait sept jours de suite devenait beaucoup plus belle ; Alexandre Sévère s'en faisait cuire un à tous ses repas. Mais les Grecs le regardaient comme l'emblème de la peur; Moïse l'avait interdit aux Hébreux, Mahomet à ses disciples. Si l'on en croit César, le lièvre était aussi défendu en Bretagne, où l'on considérait comme un crime énorme d'en goûter.
Le lièvre partage avec le lapin la triste réputation d'être l'animal le plus dévastateur.
Source : Gallica

Hippolyte Étiennez Le livre de la phagotechnie universelle… (1852)

La trachine est ce qu'on nomme plus ordinairement la vive, poisson dangereux, parce que la nature l'a armé de deux aiguillons très-acérés, qui défendent sa poitrine; on a fait sur lui beaucoup de fables. Ce prétendu dragon, quand il a perdu ses deux poignards immobiles, ressemble à un saumon, et se traite comme lui dans la cuisine.
Le maquereau, appelé scombre par Aristote et d'autres naturalistes, passe l'hiver au fond de la mer, où il se nourrit de harengs.
Source : Gallica

Hippolyte Étiennez Le livre de la phagotechnie universelle… (1852)

A peine les Romains en avaient-ils entendu parler du temps de Pline; cet historien ne le cite que comme un remède étranger, dont les Barbares seuls faisaient leur nourriture.
Les anciens connaissaient au contraire parfaitement le fromage; ils en attribuaient l'invention à Aristée, roi d'Arcadie, fils d'Apollon et de la nymphe Cyrenne.
Le fromage le plus délicat, suivant Aristote, était le fromage de chameau ; il met au second rang ceux de jument et d'ânesse, et ne place qu'au troisième ceux de vache et de chèvre, quoique plus onctueux et plus gras.
Source : Gallica

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