Pierre-Jean-Marie Gaultier

Élements biographiques

Pierre-Jean-Marie Gaultier Trente années d'agriculture pratique (1866)

On a remarqué avec justesse qu'on ne peut presque pas payer un loyer trop élevé de bons sols, et qu'un sol pauvre ne peut devenir profitable, même avec une rente basse ; car le travail est à peu près le même pour la culture d'un bon ou d'un mauvais sol : mais le dernier exige plus d'engrais, et par conséquent plus de dépenses pour sa culture; néanmoins il faut s'y conformer. Cependant des sols pauvres peuvent être placés de manière qu'on puisse disposer pour eux d'une grande quantité d'amendements durables, comme de la chaux, de la marne, à force engrais d'étable encore mieux
Source : Gallica

Pierre-Jean-Marie Gaultier Trente années d'agriculture pratique (1866)

En quittant le commerce, en 1833, pour l'agriculture, la tête farcie de théorie, car il en faut, la théorie d'une main et la charrue de l'autre, toujours mon manuel en poche, je pensais, comme maître Jacques Bujault, qu'il faut des prés fumés pour avoir du blé et de la viande, c'est-à-dire force fourrage, force bétail et force fumier ; car, en général, tel est le grand hic de l'agriculture du jour : c'est toujours l'engrais qui manque.
Source : Gallica

Pierre-Jean-Marie Gaultier Trente années d'agriculture pratique (1866)

C'est à l'agriculteur à produire sans cesse les denrées et les matières premières, à l'industriel à les rendre marchandes, et au commerçant à les livrer à la consommation ou à l'étranger.
Mais surtout imitons franchement M. de Gasparin, notre grand maître, dans l'amendement des terres ; car c'est là, avec le travail et l'intelligence, bien entendu, qu'on trouvera aux champs la pierre philosophale. On s'en trouvera bien; je m'en suis bien trouvé, surtout des plantations en clôtures. L'agriculture, si facile en apparence, est très-difficile en réalité, car on apprend toujours.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature