Résumé

Le 29 septembre 1886. A Sainte-Anne-d'Auray… (1886)

Le Drapeau Blanc, mes amis ! est-ce qu'à ce nom chéri vous ne sentez pas vos coeurs battre plus fort et vos yeux se mouiller de larmes ? Beaucoup l'espéraient mort ! mort avec le grand roy Henry! Mais, suivant la belle parole du comte Urbain de Maillé, le Drapeau Blanc ne meurt jamais ! Je le disais hier aux braves ouvriers royalistes de Paris, " Un drapeau n'est pas un haillon sanglant, c'est un symbole ! un symbole de vie, de force et de gloire ! C'est bien plus encore ; c'est un être idéal en qui s'incarne et respire l'âme sacrée de la Patrie! "
Vous le savez, ô Bretons !
Source : Gallica

Le 29 septembre 1886. A Sainte-Anne-d'Auray… (1886)

Plus indomptable et plus résistant que le roc de granit qui borde tes rivages tu avais la fierté du vieux lion dans le désert.
Pourtant un jour, épris des charmes du beau pays de France, subjugué par la grandeur et l'héroïsme de ses rois, tu le respectes et tu te prends à l'aimer...
Ton chef, la grande-duchesse de Bretagne, épouse deux de ses Rois ; ta fierté ton ambition sont dépassées ; tu donnes ton coeur à la France ; tu lui jures fidélité...
Source : Gallica

Le 29 septembre 1886. A Sainte-Anne-d'Auray… (1886)

C'est toujours le monstre altéré de sang, la pieuvre hideuse, que saint Michel doit écraser !
Au COMBAT DES TRENTE, le sire de Montauban disait au Maréchal de Bretagne : « Bois ton sang, BEAUMANOIR, et ta soif passera. »
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L'Orléanisme a suivi à sa manière cet héroïque conseil. Il a bu du sang !... mais ce n'est pas le sien !... C'est le vôtre, ô Bretons, ô Vendéens. Il a bu le sang de vos pères ! Il a bu le sang du Roy... que dis-je ?... de plusieurs générations de Roys ! Il a bu le sang de la France !... et sa soif n'est point apaisée.
Source : Gallica

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