Résumé

Marchese Giovanni Prati et ses poésies

M. Prati n’a point évidemment la force de la pensée, la puissance de l’invention, mais il a une sorte de grâce émouvante et douce, tempérée parfois d’une certaine ironie humoristique. Il aime à évoquer les souvenirs de la jeunesse, les émotions intimes du cœur, les spectacles merveilleux de la nature, thèmes ordinaires de son inspiration dans ces premiers vers. Un des genres où M. Prati a le plus excellé peut-être est le sonnet ; nul n’a mieux réussi à condenser en quelques traits rapides une impression d’attendrissement ou une pensée fugitive.
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Marchese Giovanni Prati et ses poésies

Le roi piémontais, qui nourrissait depuis longtemps ses projets d’indépendance, saisissant toute la valeur de la popularité du chantre d’Edmenegarda, l’avait pris par la main pour l’introduire dans cette voie où l’Italie tout entière allait se précipiter.
Rien jusque-là, il faut le dire, n’avait semblé préparer M. Prati à ce nouveau rôle ; mais le poète, après des compositions nombreuses, arrivait déjà à la maturité du talent, à cette heure où l’esprit sent le besoin d’aspirer à des conceptions plus sérieuses, de se mêler à la vie active et universelle.
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Marchese Giovanni Prati et ses poésies

La ballade et les poésies fantastiques prennent leurs sources dans les traditions populaires ; or il n’existe que fort peu de ces traditions au-delà des Alpes. Le poète du Tyrol pouvait mieux que tout autre faire cette tentative. La tournure de son esprit, son talent descriptif et narratif, un certain sentiment puisé dans la vie des montagnes, se prêtaient à chanter les aventures d’amour ou d’héroïsme d’un autre temps. L’ironie qui éclate parfois d’une manière inattendue complète l’heureux mélange de qualités nécessaires pour faire le conteur fantastique.
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