René Ghil

René Ghil

Résumé

Portrait de René Ghil René Ghil Traité du verbe

Quand, sentant l’heure qui ne revient prématurément poindre, mon esprit non sorti de l’évolution, sous le Titre générique de l’œuvre qu’un pressentiment éveillait — « légende d’Âmes et de Sangs » — désormais — « légendes de Rêve et de Sang » — ouvrit en un livre d’essais les vagues et linéaires et éparses rêveries optatives de mon présent vouloir : en toute Amitié ravie tu me saluas, Très-ami ! mais gratuitement humiliant aussi d’une sorte d’étrange respect ton droit regard de Poète seigneur.
Toute se montrait là ta native et latente simplesse ; et, la vie, m’en éplorera le glorieux souvenir.
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Portrait de René Ghil René Ghil Traité du verbe

Votre rêverie s’en doit souvenir : et, n’est-il pas vrai qu’ils seraient d’insigne suggestion, les Vers, où (par une Invention dont s’émerveillerait la vue, mais l’ouïe matérielle aussi, et aussi notre vouloir de mots) serait rendue l’immatérielle et naturelle Instrumentation.
Mais qui clame qu’elle lamente, la présente Poésie, le veuvage qu’implique mon souhait ingénu ?
Toute Instrumentation, lui ! ô notre Aïeul à Tous, poète opime. Victor Hugo ! mais sans que puisse, délivré et se vantant de son épiphanie, tel timbre seul sonner hors du remous à jamais continu.
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Portrait de René Ghil René Ghil Traité du verbe

Ce Poète musical, musicien nullement, de l’unique idée hantant ses vouloirs n’aura la peur : comparant sans s’évader de sa manie voir et entendre, et sans désespoir, après que, les heures, il aura ouï l’âme suggestive du Très-grand, Wagner ! Les spectacles pour lui seront, dont les strophes sont à distinguer, une éternelle rumeur silencieuse : et l’aurore viendra où sans la prime sueur un paysage, ô gloire ! sous le ciel harmonieux se jouera, dans d’invisibles Cuivres et Bois, sur d’invisibles Cordes !
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