E. Houard, Une âme. Poésies posthumes : dernières pensées (1891)
“ Quand chante Vesper, ce tendre berger, Tout en promenant ses lumières blanches, Il attire à lui par son chant léger Les étoiles, doux troupeau des pervenches. On en voit venir par-dessus la mer, On en voit franchir les hautes montagnes ; Quand en sont couverts les fronts des campagnes, Voici que s'endort le berger Vesper. A sa soeur la Nuit, Vesper les confie ; Chaque étoile semble un regard d'amour, Voulant découvrir si pendant le jour Elle a moins souffert, la lointaine amie. ”
