Résumé

Portrait de Voltaire Voltaire 17e honnêteté

Il dit très-savamment que les filles hériteraient aujourd’hui de la partie de la Navarre réunie à la couronne ; il assure que le maréchal de Vauban n’était qu’un plagiaire ; il décide que la Pologne ne peut produire un grand homme ; il dit que les savants danois sont tous des ignorants, tous les gentilshommes des imbéciles, et il fait du brave comte de Plélo un portrait ridicule.
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Portrait de Voltaire Voltaire 17e honnêteté

Il a été bien reçu chez tous les peuples de l’Europe, parce qu’on aime partout la vérité. Louis XV, qui a daigné le lire plus d’une fois, en a marqué publiquement sa satisfaction. Je ne parle pas du style, qui sans doute ne vaut rien ; je parle des faits.
Ce même La Beaumelle, dont il a bien fallu déjà faire mention, ci-devant précepteur du fils d’un gentilhomme [1] qui a vendu Ferney à l’auteur du Siècle de Louis XIV ; chassé de la maison de ce gentilhomme, réfugié en Danemark ; chassé du Danemark, réfugié à Berlin
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Portrait de Voltaire Voltaire 17e honnêteté

De jeunes provinciaux, de jeunes étrangers, cherchent chez des libraires le Siècle de Louis XIV. Le libraire demande si on veut ce livre avec des notes savantes. L’acheteur répond qu’il veut sans doute l’ouvrage complet. On lui vend celui de La Beaumelle.
Les donneurs de conseils vous disent : « Méprisez cette infamie, l’auteur ne vaut pas la peine qu’on en parle. » Voilà un plaisant avis. C’est-à-dire qu’il faut laisser triompher l’imposture. Non, il faut la faire connaître. On punit très-souvent ce qu’on méprise
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