“ Les premiers brachmanes avaient fondé cette religion simple, telle qu’elle fut établie à la Chine par ses premiers rois ; ces brachmanes gouvernaient l’Inde. Lorsque les chefs paisibles d’un peuple spirituel et doux sont à la tête d’une religion, elle doit être simple et raisonnable, parce que ces chefs n’ont pas besoin d’erreurs pour être obéis. Il est si naturel de croire un Dieu unique, de l’adorer, et de sentir dans le fond de son cœur qu’il faut être juste, que, quand des princes annoncent ces vérités, la foi des peuples court au-devant de leurs paroles. ”
Voltaire
Résumé
“Chap. IV.”, est une œuvre de Voltaire. Des thèmes tels que brachmanes, brames ou Veidam y sont abordés.
Citations de Chap. IV. (Voltaire)
“ Tous les principes de la théologie des anciens sont renfermés dans le Veidam. On y voit ce déluge de Deucalion, qui ne figure autre chose que la peine extrême qu’on a éprouvée dans tous les temps à dessécher les terres que la négligence des hommes a laissées longtemps inondées. Toutes les citations du Veidam, dans ce manuscrit, sont étonnantes ; on y trouve expressément ces paroles admirables : « Dieu ne créa jamais le vice, il ne peut en être l’auteur. Dieu, qui est la sagesse et la sainteté, ne créa jamais que la vertu. » ”
“ « Tous ceux qui lui donnent des pieds et des mains sont insensés. » Chumontou cite ensuite ces paroles du Veidam : « Dans le temps que Dieu tira toutes choses du néant, il créa séparément un individu de chaque espèce, et voulut qu’il portât dans lui son germe, afin qu’il pût produire : il est le principe de chaque chose ; le soleil n’est qu’un corps sans vie et sans connaissance ; il est entre les mains de Dieu comme une chandelle entre les mains d’un homme. » ”
