Résumé

Nécrologie. Pamiers, 15 novembre 1839… (1849)

On ne pouvait, au contraire, lui procurer de plus vive et de plus douce joie qu'en lui parlant religion, vertu, piété. Le bonheur de voir Dieu, de posséder Dieu sans pouvoir plus le perdre, revenait souvent dans ses entretiens avec toute sorte de personnes, au milieu même de ses occupations : car elle foulait aux pieds tout respect humain, et n'a jamais craint la censure de ces gens qui, sans être entièrement dépourvus de sentiments de religion, n'osent cependant s'avouer chrétiens, et ne pardonnent point à ceux qui ne se rendent pas complices de leur faiblesse ou de leur lâcheté.
Source : Gallica

Nécrologie. Pamiers, 15 novembre 1839… (1849)

Mais voici, à mon avis, encore quelque chose de plus décisif : c'est la prévision, ou, si vous voulez, le pressentiment qu'elle a eu du jour de sa mort. Ceci, vous l'allez voir, n'est point une histoire fabriquée après coup; c'est un fait sur lequel la critique la plus sévère ne peut avoir de prise.
Plus d'un mois avant l'événement, madame Lagarde annonce qu'elle mourra le jour de la Toussaint, jour où elle est née et où elle a reçu la grâce de l'adoption dans les eaux
du baptême.
Source : Gallica

Nécrologie. Pamiers, 15 novembre 1839… (1849)

Le monde, ses plaisirs, ses fêtes, n'eurent jamais pour elle aucun attrait. Elle ne faisait et ne rendait que les visites de la plus stricte convenance, et comme ses fréquentes maladies l'en dispensèrent même entièrement dans ses dernières années, elle remerciait Dieu de l'avoir affranchie de ce qu'elle regardait comme son plus cruel supplice à cause de la perte du temps et des futilités qu'on y débite, mais surtout à cause du danger presque inévitable de blesser ou d'entendre blesser la charité
Source : Gallica

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