Eugène Cortambert

Eugène Cortambert

Résumé

Portrait de Eugène Cortambert Eugène Cortambert Les aveuglemens des hommes , odes… (1822)

Qui, méprisant des rois la grandeur insensée, Te satisfais du sort où le ciel t'a placée, C'est toi qui connais le bonheur. Heureux qui dans ton sein sait trouver la richesse ! On le voit satisfait, même dans la tristesse, Et caché dans un sort obscur. Que ton charme est puissant ! Oui, dans un coeur qui t'aime Tu répands, ô vertu, la fortune suprême, Tu fais couler un plaisir pur.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Cortambert Eugène Cortambert Les aveuglemens des hommes , odes… (1822)

Et vous qui vous jouez, dans votre aveuglement, Du Dieu qui vous créa, qui peut, à tout moment, Replonger votre orgueil dans le fond des abîmes : Vous, dont l'âme se plaît à mépriser ses lois, Tremblez aux vérités que célèbre ma voix, Redoutez mes accens ennemis de vos crimes. Vous avez devant vous et la terre et les cieux, Et vous pouvez encore, hommes audacieux, Douter qu'un Roi suprême ait formé la Nature ! Un voile répandu sur vos yeux criminels, Vous dérobant ce monde où rampent les mortels, Vous cache-t-il des cieux l'admirable structure ?
Source : Gallica

Portrait de Eugène Cortambert Eugène Cortambert Les aveuglemens des hommes , odes… (1822)

Entourés de flatteurs, de courtisans serviles, Vous pensez être aimés, quand vous êtes haïs ; Vous croyez à la foi des âmes les plus viles, Et souvent vous êtes trahis Par ceux qui se disaient vos fidèles amis. Les craintes, les soupçons vous agitent sans cesse, Partout vous croyez voir un poignard menaçant Qui vient dans votre coeur chercher votre richesse ; Votre esprit faible, languissant, Est privé pour toujours d'un repos bienfaisant. Voilà donc, ô mortels !
Source : Gallica

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