Voltaire

Voltaire

Résumé

Portrait de Voltaire Voltaire CONTES EN VERS

Quel mortel ou quel dieu, s’écriait Hermotime,
Du talent d’imiter fait un art si sublime !
À qui ma fille enfin devra-t-elle sa foi ?
Lygdamon, se montrant, lui dit : « Elle est à moi !
L’Amour seul est son peintre, et voilà son ouvrage.
C’est lui qui dans mon cœur imprima cette image ;
C’est lui qui sur la toile a dirigé ma main.
Quel art n’est pas soumis à son pouvoir divin ?
Il les anime tous. »
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Portrait de Voltaire Voltaire CONTES EN VERS

« Pardonnez-moi, ma mère,
J’ai choisi saint Denis, comme vous saint André. »
Gertrude, dès ce jour plus sage et plus heureuse,
Conservant son amant, et renonçant aux saints,
Quitta le vain projet de tromper les humains.
On ne les trompe point : la malice envieuse
Porte sur votre masque un coup d’œil pénétrant ;
On vous devine mieux que vous ne savez feindre ;
Et le stérile honneur de toujours vous contraindre
Ne vaut pas le plaisir de vivre librement.
La charmante Isabelle, au monde présentée,
Se forma, s’embellit, fut en tous lieux goûtée.
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Portrait de Voltaire Voltaire CONTES EN VERS

Envoyèrent Amide avec le pauvre Émon.
Elle fit son paquet, et le trempa de larmes.
On n’osait résister. Le timide Alamon,
Vainement attendri, s’arrachait à ses charmes ;
Car son esprit flottant, d’un vain remords touché,
Commençant à s’ouvrir, n’était point débouché.
Comme elle allait partir, on entend : « Bas les armes,
À la fuite, à la mort, combattons, tout périt,
Alla, san Germano, Mahomet, Jésus-Christ ! »
On voit un peuple entier fuyant de place en place.
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