Maurice Bouchor

Maurice Bouchor

Résumé

Portrait de Maurice Bouchor Maurice Bouchor Contes populaires (1904)

Ce n'est pas une insignifiante partie de cette tâche immense que l'éducation esthétique du peuple, que les soins donnés à la culture et à la récréation de l'esprit par la poésie, le chant, l'image, la lecture publique, le théâtre, lorsqu'il est possible, enfin l'art sous toutes ses formes. C'est à cette partie de notre œuvre commune que j'ai apporté — avec quelle joie, vous le savez — la seule chose qui soit vraiment à moi : ma bonne volonté.
Source : Gallica

Portrait de Maurice Bouchor Maurice Bouchor Contes populaires (1904)

Volontiers j'ajouterais : celui de tous les poètes français qui est le plus assuré de vivre, avec l'auteur inconnu de la Chanson de Roland et Victor Hugo 1.
Nos voisins de l'Est, avant nous, comprirent l'intérêt profond de la tradition populaire. Où l'âme d'un peuple s'exprimerait-elle d'une façon plus directe et plus sincère que dans les chansons, les contes, les dictons, qui résument à la fois son art naïf et sa science plus naïve encore, qui expriment ses sentiments, ses rêves, ses désirs, sa vie idéale en même temps que sa vie réelle?
Source : Gallica

Portrait de Maurice Bouchor Maurice Bouchor Contes populaires (1904)

Une transcription lui épargnera cette gêne, tout en lui conservant une partie au moins de ce qu'il peut aimer — et qui est en effet le meilleur — dans la poésie populaire.
Je dois ajouter, enfin, que, si cette poésie me paraît infiniment précieuse, je l'admire et je l'aime sans superstition. Un excès de naïveté m'amuse parce que je suis fort peu naïf; mais l'espèce de charme qu'il a pour mes pareils ne me paraît pas constituer vraiment une beauté. Il s'en faut de beaucoup, en outre, que toutes les œuvres du génie populaire aient la même valeur.
Source : Gallica

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