Résumé

Portrait de Voltaire Voltaire LA VOIX DU SAGE ET DU PEUPLE

S’il se servait de sa raison, il verrait que les philosophes n’ont jamais disputé ni pu disputer sur une vérité démontrée ; s’il se servait de sa raison, il verrait qu’une secte qui mène à des convulsions est une secte de fous. Il est mauvais citoyen, parce qu’il trouble l’ordre de l’État. Il est rebelle, parce qu’il désobéit.
Les molinistes sont des fous plus doux. Il ne faut être ni à Apollos ni à Céphas, mais à Dieu et au roi. Il est certain que plus il y aura de philosophes, plus les fous seront à portée d’être guéris.
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Portrait de Voltaire Voltaire LA VOIX DU SAGE ET DU PEUPLE

Or le clergé raisonnait ainsi :
« Notre bien est le bien des pauvres : donc ce serait un sacrilége si, au lieu d’enlever aux pauvres leur nécessaire pour subvenir aux dépenses de l’État, on nous prenait une faible partie de notre superflu. Nous étions exempts, comme la noblesse, des anciennes taxes : donc nous ne devons pas payer les nouvelles taxes que la noblesse paye comme le reste des citoyens. »
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