Voltaire

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Résumé

Portrait de Voltaire Voltaire La vérité sociale (1872)

Mais s'il n'y a ni Dieu, ni âme immortelle, l'amour de la justice, que j'éprouve en moi , n'est pas un sentiment divin : ce n'est qu'un penchant, un instinct, semblable à celui qui me porte à l'égoïsme, à la paresse, à l'envie, à l'intempérance, à la luxure. Or, comme je me sens beaucoup plus fortement entraîné à ne rien faire et à mener joyeuse vie qu'à gagner mon pain à la sueur de mon front, et à en donner un morceau à mon voisin, que je déteste, je juge que les passions de l'homme sont ce qu'il y a de plus conforme à sa nature, et que par conséquent elles sont le vrai bien.
Source : Gallica

Portrait de Voltaire Voltaire La vérité sociale (1872)

L'expérience prouve donc que les actions des hommes sont spontanées ou volontaires, et que la matière inanimée ne se meut pas d'elle-même, et qu'elle ne produit aucune action.
Plus j'observe l'action et réaction des forces de la nature agissant les unes sur les autres, plus ma raison me démontre que d'effets en effets, il faut toujours remonter à quelque volonté pour première cause. Or, comme ce n'est ni moi, ni mes semblables qui produisons le mouvement du soleil, des planètes et des autres astres, je suis donc obligé de reconnaître qu'une volonté suprême meut l'univers et anime la nature.
Source : Gallica

Portrait de Voltaire Voltaire La vérité sociale (1872)

La mort n'est donc ni une erreur, ni un mal, ni une injustice de Dieu.
L'homme ne pour mourir ne pouvait pas plus être soustrait aux douleurs qu'à la mort. Pour qu'une substance organisée et douée de sentiments n'éprouvât jamais de douleur, il faudrait que toutes les lois de la nature changeassent, que la matière ne fût plus divisible, qu'il n'y eût plus* ni pesanteur, ni action, ni force ; qu'un rocher pût tomber sur un homme sans l'écraser, que l'eau ne pût le suffoquer, que le feu ne pût le brûler.
Source : Gallica

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