Résumé

Une famille chrétienne : souvenirs intimes (1896)

DÈS l'aube, la nouvelle se répand que Madame Religieux est à toute extrémité. On accourt de partout pour lui apporter le secours de la prière en ce moment redoutable qui décide de l'éternité.
Vers huit heures, la respiration devient de plus en plus pénible. Une sueur froide perle sur son front ; quelques larmes découlent de ses yeux déjà fermés à la lumière; et, sans la moindre convulsion, elle exhale le dernier soupir, et s'endort paisiblement dans le Seigneur le jeudi 2 mai, à huit heures quarante-cinq minutes du matin, après quinze mois de maladie et onze heures d'agonie.
Source : Gallica

Une famille chrétienne : souvenirs intimes (1896)

Elle illumine toute sa demeure ; elle en adoucit toutes les douleurs, elle en féconde toutes les vertus. Heureux les parents qui l'ont pour fille ! Heureux l'époux qui l'a pour épouse! Heureux les enfants qui l'ont pour mère ! Telle fut Marie-Anne Jaumotte. Sans négliger aucun de ses devoirs d'épouse et de mère, elle savait trouver le temps de partager les travaux de son mari. Son activité était telle, qu'aucun des ouvriers tailleurs de la maison, même parmi les plus habiles, ne pouvait rivaliser avec elle pour la quantité et la perfection du travail.
Source : Gallica

Une famille chrétienne : souvenirs intimes (1896)

C'est ce que la digne mère dont nous parlons avait bien compris dans son grand sens chrétien. Elle ne faisait pas de longs discours à ses enfants ; mais elle leur inculquait quelques-unes de ces brèves maximes qui se gravent profondément dans le coeur, telles que celles-ci : La prière ne retarde pas. — L'aumône n'appauvrit point. — Le travail, du dimanche n'enrichit personne. — Bien d'autrui ne profite jamais.
Toute parole sortie de ses lèvres était regardée, comme sacrée. Aussi, comme autour d'elle régnaient la confiance, le respect et la soumission !
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature