Résumé

Vie d'Oberlin,... (1845)

Ainsi notre Créateur et notre Père a nommé la vie actuelle, cette pauvre vie d'apparence, pleine d'épines , de tourments et de larmes, Dieu l'a appelée une mort, et elle l'est en effet, depuis que l'homme est déchu de la gloire et de la pureté primitive, depuis que son coeur s'est détourné de Dieu et adonné à la vanité, depuis qu'il a abandonné la source des eaux vives et vivifiantes, pour se creuser lui-même des citernes crevassées, qui ne contiennent point d'eau , ou qui n'ont qu'une eau amère, infecte ou empoisonnée.
Source : Gallica

Vie d'Oberlin,... (1845)

Henri Oberlin s'était attiré sa dernière maladie par son zèle à courir au secours de ceux qui souffraient. Les fatigues d'un voyage qu'il faisait dans le midi de la France, pour répandre la Bible, l'avaient fort épuisé, et peu après son retour au Ban de la Roche, son état empira beaucoup à la suite d'un incendie, où son zèle le porta à se rendre malgré l'état déjà très-fâcheux de sa santé. Il souffrit longtemps et beaucoup. Souvent on l'entendit s'écrier dans son angoisse : « Oh ! que la mort est dure et pénible! »
Source : Gallica

Vie d'Oberlin,... (1845)

« C'est ma cuisine, répond Oberlin ; tous les jours lorsque je reviens de dîner chez mes parents, j'emporte un morceau de pain; à huit heures du soir, je le mots dans cette espèce de poêle, je verse de l'eau dessus en y ajoutant un peu de sel ; je place ma lampe sous le vase et je continue à étudier. Si, vers dix ou onze heures, la faim se fait sentir, mon repas se trouve tout prêt, et je soupe du meilleur appétit. »—Stuber sourit, « Vous êtes l'homme que je cherche, dit il, l'homme qu'il faut pour pasteur au pauvre Ban de la Roche , et je ne me suis pas trompé. »
Source : Gallica

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