Paul-Christophe-Élisabeth Merlin

Résumé

Paul-Christophe-Élisabeth Merlin Le Pasteur Oberlin. Nouvelle alsacienne (1833)

Un peu plus de deux mois s'était écoulé depuis le départ de Rodolphe. Le ministre de Waldbach était seul dans sa bibliothèque; il était vêtu d'un habit noir, et sa tête vénérable, que l'âge avait dépouillée, était couverte d'un bonnet d'une éclatante blancheur. Ses regards erraient autour de lui sans pouvoir se fixer; il était dans cette position (que tout homme a connue) où l'on veut en vain arrêter ses idées vagabondes. Sa vue se porta tour à tour sur le soleil près de quitter le vallon, et sur les coteaux derrière lesquels il allait disparaître
Source : Gallica

Paul-Christophe-Élisabeth Merlin Le Pasteur Oberlin. Nouvelle alsacienne (1833)

Il se leva en disant au vieillard qu'il reviendrait lui demander la suite de son récit; et après l'avoir salué, ainsi que ses enfans, il s'avança à la rencontre de son hôte. Il observait le ministre avec attention en s'approchant de lui. Sa taille n'était point encore courbée sous le poids de près de quatre-vingts hivers. Ses traits nobles respiraient la candeur, la pureté, la douceur; et dans ses yeux, qui conservaient encore: de la vivacité, on voyait quelquefois étinceler le génie. Quand Oberlin fut près de l'étranger, il lui serra la main, et le remercia d'avoir attendu son retour.
Source : Gallica

Paul-Christophe-Élisabeth Merlin Le Pasteur Oberlin. Nouvelle alsacienne (1833)

Cette croyance seule avait à ses yeux toutes les conditions qu'une religion doit remplir pour être utile et précieuse au coeur de l'homme, dans toutes les circonstances de son voyage ici-bas, dans toutes les épreuves de son étonnante existence. Alors il ouvrit le livre qu'Oberlin lui avait donné, et le sermon de Jésus sur la montagne s'offrit à ses yeux. Il ne le lut pas, il le dévora.
Source : Gallica

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