Résumé

Jourdan Vie d'André Saurin : vicaire général du diocèse de Fréjus (1859)

Dans leur volonté Saurin reconnaît la volonté de Dieu même ; il s'engage donc dans les ordres sacrés. Si le sentiment de sa faiblesse lui donne de la frayeur, l'espoir dans le secours de la grâce lui donne du courage. Il se sépare sans regret du monde et de ses vains plaisirs ; il fait au Seigneur le généreux sacrifice de lui-même, éprouvant une joie au-dessus de toute expression. Il regarde sa vocation comme une grâce extraordinaire, et pour s'en rendre digne il met toute son application à posséder la science, le zèle et la sainteté que l'Église exige de ses ministres.
Source : Gallica

Jourdan Vie d'André Saurin : vicaire général du diocèse de Fréjus (1859)

Fréjus ne possède alors que deux prêtres ; celui dont nous parlons se multiplie en quelque sorte pour ne laisser aucune âme dans le besoin. La nuit comme le jour il visite les malades, leur donnant des preuves de la plus tendre charité, toujours il glisse une aumône au chevet du pauvre.
Notre curé se dévoue entièrement à sa paroisse, il est la providence visible des malheureux; nous pouvons bien dire que la charité coule de son coeur, comme d'un vase d'élection. Dur à lui-même, économe pour tout ce qui regarde sa personne, il est grand et généreux lorsqu'il s'agit de faire une bonne oeuvre.
Source : Gallica

Jourdan Vie d'André Saurin : vicaire général du diocèse de Fréjus (1859)

Saurin revient toujours au Séminaire avec empressement et joie; il chérit cette maison, où son âme est mieux recueillie et goûte dans les exercices de piété des douceurs si pures. Tout dans ce lieu de retraite lui prêche le mépris du monde et de ses faux biens, tout le porte à l'amour de Celui qui peut seul remplir les désirs de notre coeur. Il ne trouve pas la règle trop sévère, ayant cet esprit de foi, de sacrifice et d'abnégation, qu'il conservera jusqu'à la mort.
Source : Gallica

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