Résumé

Collectif,  Europe, revue mensuelle

“ Je ne suis pas sauvé du jour sans pitié, je n’ose pas espérer dans cette nuit qui est d’une étendue énorme autour du volcan refroidi par elle, morte, circonscrit par les images de la lune dans la mer.
Je veux à peine penser à la figure actuelle de la vie qui me mène. Elle ne comprend la présence d’aucun objet matériel ou humain : un objet de pensée est aussi bien l’amour d’une femme qu’un arbre. Tout est absence. Montrez-moi mes outils, mes animaux, mes besoins, mes hommes, des champs, des armes. J’aurais seulement un champ, tout serait arrangé, ou encore, un métier réel entre les mains.
”
Source : Wikisource

Collectif,  Europe, revue mensuelle

“ Il fallait que Bernard crût que Catherine mentait : il pouvait confondre des mensonges, mais non l’oubli. On vainc les maladies, non la mort. Il imaginait avenue Mozart, avenue de Villiers, de grandes scènes attendries, des phrases émues, une comédie de générosité, de chagrin, des larmes de Catherine, les bras ouverts de sa mère, son frère noyant son humiliation dans les charmes de grandeur : l’idée qu’ils n’avaient triomphé de sa Catherine que bassement lui rendit l’espoir, lui donna le courage de courir une fois encore avenue de Villiers pour dire à Catherine : « Te rappelles-tu ? » ”
Source : Wikisource

Collectif,  Europe, revue mensuelle

“ Catherine portait un tailleur noir, elle s’avança jusqu’au lit et regarda le corps pendant une durée insupportable, elle ne fit pas un mouvement ; c’était une jeune femme qui promettait beaucoup, ou peut-être la maîtrise de soi ne lui coûtait-elle pas d’effort. Elle soupira enfin et regarda autour d’elle et comme si ce soupir et ce regard avaient été des signaux qui mettaient fin à la paralysie de l’alerte, Mme Rosenthal se leva et vint embrasser sa belle-fille : tout était véritablement pardonné. Quand la mort a passé, tous les vivants s’arrangent. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature