Résumé

Segur Au couchant de la monarchie

De toutes ces circonstances, inégalement fâcheuses, résulte pour Louis XVI un isolement complet, le plus cruel de tous, qui est l’isolement dans la foule. Sans parens, sans amis, sans maîtresse, sans femme légitime, peut-être aucun souverain ne connut à un tel degré l’amère souffrance de l’abandon. Un seul homme le console de cette détresse morale, par l’attachement passionné qu’il étale, le dévouement dont il proteste, le cas qu’il semble faire des capacités du jeune prince, c’est son vieux conseiller, c’est le comte de Maurepas.
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Segur Au couchant de la monarchie

Rien ne pouvait répugner davantage à l’homme strict, inflexible, épris d’ordre et d’autorité, qu’était le comte de Saint-Germain. Aussi est-ce sur ce point que portera son effort principal, d’un bout à l’autre de son ministère. La « puissance militaire » doit être, dans ses conceptions, un instrument souple, docile, maniable, bien en main, toujours prêt à frapper, un instrument aveugle. Il est partisan déclaré des armées de métier, plus solides que nombreuses, composées de vieilles troupes rompues à la fatigue, exercées de longue date et obéissant à la muette.
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Segur Au couchant de la monarchie

Que deviendrez-vous, si vous tardez plus longtemps ? Une malheureuse femme, et encore plus malheureuse princesse ; et celui qui vous aime le plus dans toute la terre, vous lui percerez l’âme ! C’est moi, qui ne m’accoutumerai jamais à ne pas vous savoir heureuse... » Joseph comptait beaucoup sur l’effet de cette éloquence : « Vous me ferez plaisir, écrit-il à Mercy quelques jours après son départ, de me dire si mes sermons ont produit quelque fruit et changement dans la vie de la Reine. »
A en croire Marie-Antoinette, elle eût été d’abord profondément touchée.
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