Léon d’Hervey de Saint-Denys

Léon d’Hervey de Saint-Denys

Résumé

Portrait de Léon d’Hervey de Saint-Denys Léon d’Hervey de Saint-Denys Poésies de l’époque des Thang

Les improvisations brillantes du nouveau venu lui inspirèrent une admiration très vive : il voulut qu’il logeât dans son propre palais, et ne tarda pas à en faire son meilleur ami. Saisissant bientôt l’occasion de vanter à l’empereur les mérites de son hôte, il lui inspira l’envie de le connaître. Ming-hoang ne fut pas moins charmé que ne l’avait été son ministre, il vit dans le jeune poète une des principales gloires de son règne, et Li-taï-pé sut acquérir une faveur telle, que l’histoire chinoise n’en a guère de semblable à enregistrer.
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Portrait de Léon d’Hervey de Saint-Denys Léon d’Hervey de Saint-Denys Poésies de l’époque des Thang

J’ai, dans ma maison, avait dit Ho-tchi-tchang à l’empereur chinois, le plus grand poète peut-être qui ait jamais existé : Je n’ai pas osé en parler encore à Votre Majesté, à cause d’un défaut dont il paraît difficile qu’il se corrige : il aime le vin, et en boit quelquefois avec excès. Mais que ses poésies sont belles ! Jugez-en vous-même, seigneur, continua-t-il en lui mettant entre les mains quelques vers de Li-taï-pé.
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Portrait de Léon d’Hervey de Saint-Denys Léon d’Hervey de Saint-Denys Poésies de l’époque des Thang

D’autres veulent qu’il ait péri victime de l’ivresse, cette passion dont il ne sut jamais se guérir : ils racontent qu’il traversait la province de Kiang-nan, par la voie des canaux et des rivières, lorsque ayant essayé de se tenir debout sur l’un des côtés de sa barque, après avoir bu plus que de raison, il ne fut pas assez ferme sur ses pieds, tomba dans l’eau et se noya.
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