Résumé

A. T. Revue des Deux Mondes

M. Bureaud est pourtant parti d’une idée juste : c’est que la santé publique et individuelle s’améliore en même temps que l’état social ; mais, au lieu de suivre cette amélioration de la santé qui était son fait, il s’est par-dessus tout occupé des destinées générales de l’empire britannique qui n’étaient pas assurément de sa compétence ; puis il a donné beaucoup plus d’attention aux points qui intéressaient uniquement la pratique de son art qu’il n’en a donné aux grandes modifications hygiéniques et morales introduites par le temps et l’expérience dans la ville de Londres.
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A. T. Revue des Deux Mondes

Dieu, dit-il, protége la France ; c’est l’opinion des pièces de cent sols ; elle n’a jamais compromis personne. M. Bureaud espère nous tirer de cette infériorité en nous proposant le grand modèle, de civilisation qu’il a sous les yeux ; il l’étudie par tous les côtés et remonte le cours des siècles pour assister à l’enfantement progressif des merveilles qu’il admire : c’est ainsi qu’il a déjà représenté, dans un autre ouvrage, Londres au temps des Romains et Londres au moyen-âge.
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S’il s’agissait de trouver des argumens sérieux contre cet aphorisme, les exemples ne manqueraient pas : l’antiquité nous donnerait ses philosophes, démentant souvent par leur conduite les maximes les plus formelles de leurs ouvrages ; le moyen-âge nous donnerait ses mystiques et ses moines, prêchant la pauvreté individuelle et travaillant sans cesse à augmenter leurs richesses collectives, écrivant de beaux traités sur le renoncement et passant leur vie en procès pour la pêcherie d’une rivière ou la dîme d’un champ de blé
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