Angélique-Gabrielle-Marguerite-Marie de Beauvau Brissac

Élements biographiques

Angélique-Gabrielle-Marguerite-Marie de Beauvau Brissac Examen de conscience des femmes honnêtes de France (1872)

Ah ! nous connaissons cette suite d'ineffables douleurs qu'on appelle la vie d'une femme heureuse ; nous savons avec quel courage est supportée l'épreuve, si longtemps, toujours renouvelée ; nous n'ignorons rien de ces bonnes oeuvres qui marquent vos pas; et pourtant, mon amie, ma soeur, disons-le, car telle est la vérité :
Nous avons fait le mal dont la France se meurt.
Nous l'avons fait, non pas seulement par notre frivolité, mais par notre vénalité, notre égoïsme, notre ignorance, notre absence de principes, notre esprit de mensonge.
Source : Gallica

Angélique-Gabrielle-Marguerite-Marie de Beauvau Brissac Examen de conscience des femmes honnêtes de France (1872)

On dit que la pudeur n'a rien de commun avec la vertu, que cette barrière d'avant-garde n'est pas nécessaire pour la protéger. C'est possible, mais elle est bien nécessaire au charme.
Et je le répète toujours, le charme nous est nécessaire, parce qu'il faut ressaisir l'influence.
Il faut que nous soyons autrement mais bien plus charmantes que ces femmes vulgaires et déhontées qui prétendent nous enlever notre empire, nos affections. Il faut que l'époux trouve la femme légitime plus attrayante mille fois dans sa sereine vertu que la maîtresse avec son rire strident.
Source : Gallica

Angélique-Gabrielle-Marguerite-Marie de Beauvau Brissac Examen de conscience des femmes honnêtes de France (1872)

Un dernier mot : nous n'avons pas parlé de notre amour pour nos petits enfants. A quoi bon? ce n'est pas une faute, c'est à la fois un charme, une vertu, un bonheur que cette tendresse.
Mais qu'elle soit efficace, cette tendresse ! que l'extrême mollesse n'appauvrisse pas la force demandée à ceux qui sont l'unique espoir de notre avenir ! que trop de faiblesse, un dévouement trop apparent ne couvent pas l'égoïsme ! enfin tâchons de les élever pour la revanche, mais non pour la vengeance. La haine est un ferment bien âcre qui dessèche.
Source : Gallica

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