Agathe Baudouin

Élements biographiques

Agathe Baudouin,  La conversation française : les gloires nationales (1861)

“ Cependant, de tous les points des lueurs brillantes, des rayons d'amour viennent éclairer le front de la statue et darder sur son coeur; ils voudraient lui rendre la chaleur et la vie ; et l'on demande anxieusement d'où lui viendront ce souffle vivifiant, ce vent régénérateur ; la foi de l'âme, la politesse du coeur.
O belle France, ce qui le ronge et l'anéantit, votre coeur, c'est ce polype d'or qu'un démon ennemi y a déposé. Ce qui l'égare, votre âme fourvoyée, c'est cet esprit de dénigrement dont un infernal génie l'a empoisonnée.
”
Source : Gallica

Agathe Baudouin,  La conversation française : les gloires nationales (1861)

“ Mais s'il est, en définitive, à peu près aussi difficile en province qu'à Paris de rencontrer la générosité du coeur, la délicatesse de l'esprit, la noblesse de l'âme, l'élévation de l'intelligence, il y existe certainement plus de respect humain, et l'on y éprouve plus le besoin de paraître ce qu'on n'est pas ; car, ne vous y trompez pas, âmes sordides, l'indigence du coeur, la grossièreté de l'esprit, l'abaissement de l'âme, la pauvreté de l'intelligence, voilà les vraies infirmités des hommes, les vraies plaies des sociétés, les vrais fléaux des siècles ”
Source : Gallica

Agathe Baudouin,  La conversation française : les gloires nationales (1861)

“ Le soir! mais c'est le moment de la vie du coeur et de l'âme ! c'est le repos des affaires, l'oubli du jour ! c'est l'épanchement, l'intimité ! C'est votre prestige, votre empire! C'est le moment où votre mari vous remet en main le sceptre intérieur, la couronne hospitalière, et qu'il vous apprécie d'autant plus que vous y charmez plus dans ce salon, où il se trouve trop heureux pour songer à s'en éloigner.
Chaque femme peut exécuter, selon ses moyens, ce que la femme riche doit accomplir en grand.
”
Source : Gallica

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