Ferdinand Lovio

Résumé

Ferdinand Lovio Poèmes cadurciens (1933)

On s'obstine à continuer l'oeuvre funeste A l'hygiène, à la beauté : là qu'il en reste.
Entre des monts chenus des terroirs qui s'étendent Et que leurs frondaises seules aimables rendent, On veut faire une piste, on veut faire une lande.
Du Boulevard, honneur et charme de Cahors,
Qui va de Saint-Michel et de Labarre au Nord, Au Sud, du fleuve — Lot jusques aux dextre bord — Et dont le long ruban légèrement déclive,
A des courbes multipliant les perpectives — Du Boulevard, vu son dessin, vu son élan,
Dont on a dit qu'il n'avait pas d'équivalent.
Source : Gallica

Ferdinand Lovio Poèmes cadurciens (1933)

Evoque les méfaits, l'horreur d'une bataille. Et confrère à ce coin de la rue Lestieu,
L'aspect d'un lieu détruit par le fer et le feu.
LESTIEU (1)
Qui Lestieu ? nul à Cahors ne peut le dire,
Mais sa rue est connue, encor qu'étant des pires.
Et grâces à cela, trois siècles ont passé,
Par un autre sans que son nom soit remplacé — Comme il advient pour les vastes et belles voies, — Disparaissant celui dont l'oubli fait sa proie — Où, du héros du jour, c'est le nom qui flamboie.
Tantôt le nom, tantôt l'oeuvre on oublie,
Tel nom fameux à rien on ne relie —
Qui fit cette oeuvre ?
Source : Gallica

Ferdinand Lovio Poèmes cadurciens (1933)

De beaux gradins à droite, au fond : un vieux château.
Vu qu'Espéron n'a pas ses châteaux en Espagne —
En tous lieux, peints par lui, car ceux-là l'accompagnent
Et si, par aventure, il s'y fait un accroc,
Un coup de son pinceau le répare bientôt —
Le toit, cintré, déclive, en toile goudronnée Ne porte rien — donner issue à la fumée,
De la pluie et du vent garder la maisonnée,
Sans qu'on ait sur la tête un lac en raccourci,
C'est son office utilitaire et noble aussi —
Et c'est lui, lorsque va progressant la patache,
Qui lui donne l'aspect d'une maison qui marche.
Source : Gallica

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