Résumé

E. Guillié Au courant du jour. 1933. Poésies diverses (1933)

A nos vieilles maisons, aux taudis des ancêtres, Comparez le confort de nos modernes aîtres, Où l'air sain et l'eau pure, et l'électricité Donnent à nos logis tant de facilité.
Notre cultivateur pour ameublir sa terre N'a, grâce à la machine, aucun effort à faire : Semer, sarcler, rentrer, même battre le grain, Devenus jeux d'enfants se font du même train.
Mais le plus grand progrès, c'est l'attrait des voyages Et sur terre et sur l'eau, même dans les nuages, Par l'auto, le vélo, le rapide avion,
Qui de tous les pays sont les traits d'union.
Source : Gallica

E. Guillié Au courant du jour. 1933. Poésies diverses (1933)

Dix-huit ans ! c'est le seuil de l'aurore nouvelle, Qui jette dans le trouble une jeune cervelle. De nouveaux sentiments, la crainte, les désirs, Envahissent le coeur et gâtent les plaisirs De l'innocente enfance : On dirait la nature Jalouse du bonheur fait à sa créature.
Comme toi, mon enfant, c'est la crainte et l'espoir Qui troublent tes parents ; la crainte de déchoir D'un bonheur connu, car l'espoir a son mécompte : Est bien souvent dupé qui sur l'avenir compte.
Source : Gallica

E. Guillié Au courant du jour. 1933. Poésies diverses (1933)

Tout est affolement pour un être sans nom Qu'on ne sent ni ne voit, mais d'un mauvais renom, Pour un être si fin, tenant si peu de place,
Qu'un microscope a peine à déceler sa trace !
Le ciel est en émoi, l'horizon est tout noir, Le Firmament si bas qu'on dirait qu'il va choir ; Tout s'agite jusqu'à cet oiseau dans la cage ; Ce n'est pas sans raison, car c'est bien un orage Qui s'annonce et voilà que déjà les éclairs Prélude du tonnerre, illuminent les airs :
C'est le grand jeu du ciel, c'est la grêle ou l'averse, Le violent coup de vent qui parfois nous renverse...
Source : Gallica

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