Charles Maurras,
Au signe de Flore : souvenirs de vie politique…
(1933)
“ Son préjugé de l'invincible attachement de la nation à la République priva Paul Déroulède de toute liberté. Mais le pis est que le poète s'était imaginé de rajeunir sa République au moyen du « plébiscite » ! Comment pouvait-il faire un tel fond sur le mode d'élection qui nous avait valu, par des voies si diverses, trois invasions et d'affreux naufrages : Trafalgar, Waterloo, Sedan ? Comment ce citoyen, riche, instruit et qui voyageait, ne semblait-il pas se douter des misères du plébiscite en Amérique ? Homme d'imagination, il n'eut du politique ni l'esprit, ni même le flair. ”
