Louis Dimier,
Vingt ans d'action française et autres souvenirs
(1926)
“ Dans le genre que nous avions des raisons d'imposer, la revue de la presse, où Maurras commentait les journaux, fut du moins en ce temps-là quelque chose de parfait. D'autre part l'article de Daudet faisait diversion à la tristesse du dogme : les saillies dont il était plein, donnaient l'élan à la machine. Comme sa grande muse était la joie, et qu'il n'y en a pas de plus sensible que d'écrire dans un journal à soi, l'inspiration ne le quittait guère. Elle lui a dicté des chefs-d'œuvre, qu'on feignit de ne pas apprécier dans le monde qu'ils ravageaient. C'était celui des conservateurs. ”
