Emmanuel Barbier

Résumé

Emmanuel Barbier Le devoir politique des catholiques (1910)

Toute religion m'est indifférente. Je n'ai qu'un but, celui de faire de bonnes lois et de régler sagement l'instruction publique, la bienfaisance publique, la justice, l'industrie, le commerce, l'agriculture, les arts. Je n'ai qu'une intention, et c'est de procurer tout le bien être possible à tous les citoyens, sans me préoccuper s'ils sont catholiques ou protestants, juifs ou Turcs. Les hommes du gouvernement peuvent avoir une religion, mais, en tant qu'hommes d'Etat, toute religion doit leur être indifférente. Voilà ce qu'il faut entendre par « Séparation de l'Eglise et de l'Etat ».
Source : Gallica

Emmanuel Barbier Le devoir politique des catholiques (1910)

« Ne faisons pas de la religion l'enseigne d'un parti.
« Les catholiques forment une grande Eglise ; qu'ils ne s'abaissent pas à en faire une petite ».
Que leur foi soit, dans les luttes de la vie civile, la lumière de leurs intelligences ; qu'elle donne la force à leurs cœurs et à leurs bras, mais qu'elle ne devienne pas dans la mêlée des partis l'enjeu d'une guerre civile.
Elle fera d'eux des convaincus et des persévérants, cela suffit ! Les convaincus et les persévérants mènent ce monde, chaque génération a sa tâche.
Source : Gallica

Emmanuel Barbier Le devoir politique des catholiques (1910)

Ne mettons plus en avant, de part ni d'autre, la préférence d'une forme politique, et dans les conditions d'entente pour l'action catholique, ne faisons pas plus entrer le loyalisme constitutionnel que la profession de foi monarchique. Convenons, d'autre part, que l'instable et bas terrain du droit commun et de la liberté pour tous nous est une position insuffisante, dangereuse pour défendre la cause de Dieu qui ne fait qu'un avec celle de son Eglise, et qu'il nous oblige à trop nous écarter de ce vrai palladium de la civilisation chrétienne.
Source : Gallica

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