Résumé

Portrait de Marc Sangnier Marc Sangnier Une politique nouvelle : à propos du "Parti nouveau"… (1912)

Sans doute — et malgré notre grand respect et notre sympathie toute déférente pour le caractère et le talent de M. Jacques Piou, nous n'avons pas craint de dire naguère toute notre pensée à ce sujet au chef de l'Action libérale populaire, non sans quelque véhémence que celui-ci voulait bien paternellement excuser et ne pas
juger trop impertinente, — sans doute, l'Action libérale nous est toujours apparue comme vouée à l'impuissance parce qu'elle ralliait, en fait, sous un drapeau républicain et démocratique, trop de conservateurs timides et d'ennemis même de la République.
Source : Gallica

Portrait de Marc Sangnier Marc Sangnier Une politique nouvelle : à propos du "Parti nouveau"… (1912)

Là est peut-être, en somme, le véritable danger. Une république qui n'a pas de bonnes mœurs politiques, qui n'est pas fière de ces mœurs, qui ne considère pas la politique comme le travail le plus noble,
parce que le plus désintéressé, qu'elle puisse proposer à ses citoyens, est déjà mûre pour la servitude, pour celle de la démagogie qu'une nation ne fait jamais que traverser, pour celle de la tyrannie où elle peut demeurer longtemps abîmée.
Source : Gallica

Portrait de Marc Sangnier Marc Sangnier Une politique nouvelle : à propos du "Parti nouveau"… (1912)

Ce qui, peut-être, a le plus manqué aux hommes qui auraient pu assurer l'honneur politique ainsi que la prospérité matérielle et morale de la France, ce fut, à coup sûr, l'enthousiasme, l'élan, la confiance. C'étaient des modérés : ils en avaient le tempérament, trop souvent le manque de ténacité, la mollesse distinguée mais funeste. Ce qui leur fit également défaut, ce fut aussi un noyau résistant d'énergies disciplinées aux exigences d'un dessein suivi. Les radicaux aujourd'hui au pouvoir avaient la franc-maçonnerie : les autres, rien.
Source : Gallica

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