Albert de Mun

Définition et enjeux

Jean-Marie Cazauran Monsieur le comte de Mun : son origine… (1876)

Les commencements de M. Albert de Mun, c'est-à-dire les premières années de sa vie, ne se distinguèrent de ceux de la plupart des enfants que par une grande application aux lectures sérieuses, signe manifeste d'une précoce maturité d'esprit. Il était de la race des braves, il voulut servir la patrie, à l'exemple de ses ancêtres. La carrière des armes s'ouvrit devant lui avec tout ce qu'elle a d'attrayant pour une âme virile et patriotique; aussi l'embrassa-t-il avec l'ardeur d'un jeune chevalier et parcourut-il rapidement les premiers degrés de la hiérarchie militaire.
Source : Gallica

Victor Giraud  Revue des Deux Mondes

Si ce noble rêve doit se réaliser un jour, par son œuvre sociale, Albert de Mun en aura hâté l’avènement.
II Il l’aura hâté plus peut-être encore par son œuvre patriotique. De tout temps, il s’était passionnément préoccupé des questions concernant la défense nationale. Comme tous les hommes de sa génération, il avait connu la France si grande, si glorieuse, si respectée, qu’il ne se consolait pas de la voir déchue de ce rang unique. Soldat, gentilhomme, chrétien, il l’aimait, si l’on peut dire, d’un triple amour
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Portrait de Marc Sangnier Marc Sangnier Albert de Mun (1932)

On a fait souvent remarquer que le comte Albert de Mun était l'arrière petit-fils du philosophe matérialiste Helvetius : mais ce n'est là en vérité, qu'une
curieuse anomalie : la fille du philosophe, en épousant, en 1772, le cadet de Gascogne qui avait nom comte de Mun, maréchal de camp avant la Révolution, puis sous Louis XVIII, lieutenant général de l'armée royale, ne devait apporter aucun trouble dans la continuité de cette race fidèle.
Albert de Mun garda toute sa vie le caractère même de la race dont il était issu. Il y a en lui du chevalier, du croisé.
Source : Gallica

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