Léon Grégoire

Élements biographiques

Portrait de Léon Grégoire Léon Grégoire Revue des Deux Mondes

C’était M. Carnot lui témoignant « le respect qu’il avait pour la religion, son admiration pour le Pape Léon XIII, son vif désir de voir aboutir en France la pacification religieuse, et usant plus d’une fois de son influence, bien que d’une manière discrète, pour détourner les ministres de telle ou telle injuste vexation contre le clergé. » C’était M. Constans partant pour Toulouse en juin 1893 en disant à Mgr Ferrata : « Pourquoi ne devrait-on pas répondre aux avances du Saint-Père ? Vous verrez que je serai presque aussi clérical que vous ; »
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Mgr Ferrata maintenait, avec une grande altitude de vues, qu’il ne s’agissait ni de « blesser » les vaincus de la politique ni de « flatter » les vainqueurs, mais d’ « empêcher que la religion, en voulant ressusciter des partis, respectables sans doute, mais morts dans l’opinion du peuple, ne descendît avec eux dans la tombe ou ne perdit tout au moins ses principales prérogatives de jeunesse et de vie. »
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Les traditions d’indépendance de l’Église, le souci de virginité politique où se retranche volontiers son impartiale sérénité, l’induisaient ainsi, brusquement, à proposer aux catholiques de France une orientation si neuve, que le nonce à Paris, Mgr Rotelli, avait, tout le premier, une « attitude embarrassée et hésitante. » Léon XIII, en juillet 1891, le remplaça par Mgr Ferrata.
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