Ovide,
Ovide - Œuvres complètes
“ Bientôt reconnaissant l’objet de son amour, elle fait retentir les airs des coups affreux qui meurtrissent son sein, arrache ses cheveux, presse dans ses bras les restes chéris de Pyrame, pleure sur sa blessure, mêle ses larmes avec son sang, et, tandis qu’elle imprime des baisers sur ce visage glacé : « Pyrame, s’écrie-t-elle, quel coup du sort te ravit à ma tendresse ? Cher Pyrame, réponds-moi : c’est ton amante, c’est Thisbé qui t’appelle ; entends sa voix et soulève ta tête attachée à la terre. » ”
