Jean-Antoine-François Ozanam Dernière campagne de l'armée franco-italienne… (1817)

L'Europe entière est encore sous les armes pour assurer enfin le repos et le bonheur de la génération présente. Des frontières de l'Asie jusqu'aux colonnes d'Hercule, on a pris les armes pourne les poser que lorsqu'on aura obtenu le but sacré de déraciner le mal qui, depuis vingt-cinq ans, renaissait en France sous diverses formes, pour se répandre dans le reste du monde civilisé. L'ennemi de la paix générale se trouve au pouvoir des souverains alliés : on a détruit enfin ces phalanges auxquelles il n'avait enseigné
Source : Gallica

Jean-Antoine-François Ozanam Dernière campagne de l'armée franco-italienne… (1817)

Milan, enfin, perdait un modèle de toutes les vertus royales et privées, qui y est si rare et si nécessaire. Son arrivée à Mantoue y fut, au contraire, un jour de fête bien attendrissant. Les personnes sensibles ne purent voir sans une vive émotion , une jeune princesse douée de toutes les qualités du cœur et de tous les charmes de la beauté, arriver dans une place de guerre remplie de troupes et menacée par une armée ennemie, pour y faire ses couches au bruit des armes et au milieu des combats.
Source : Gallica

Jean-Antoine-François Ozanam Dernière campagne de l'armée franco-italienne… (1817)

L'ardeur de combattre vint de nouveau enflammer l'armée française. Grenier avait fait halte à Navarre, la cavalerie allait monter à cheval à Pavie , Verdier était au pont de Cassano, et Fressinet à Milan avec le général Vignolles et l'état-major. Cette attitude militaire jeta la régence dans le plus grand embarras. Milan pouvait devenir le théàtre d'une bataille sanglante; car si Sommariva était arrivé jusqu'à Marignan , ce village eût été une seconde fois témoin de notre gloire, tellement nos soldats étaient animés : et l'Europe sait ce qu'est le point d'honneur pour le Français.
Source : Gallica

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